Analyse des exigences de disposition et des normes d'efficacité énergétique pour la construction de centres de données selon les nouvelles règles de Shanghai
Messieurs les professionnels de l'investissement, permettez-moi de vous parler franchement : ces dernières années, j'ai vu trop de projets de centres de données bloqués à l'étape d'approbation, simplement parce que les promoteurs n'avaient pas intégré les subtilités des réglementations locales. Shanghai, avec son statut de hub financier et technologique, a récemment publié un nouveau jeu de règles qui va bien au-delà de simples ajustements techniques. C'est un véritable changement de paradigme. Je me souviens d'un client, une grande entreprise internationale de cloud computing, qui avait présélectionné un site dans le district de Minhang. Ils pensaient avoir tout bouclé, mais ces nouvelles règles ont tout remis en question. Cela m'a rappelé l'importance de décortiquer ces textes avant d'engager des capitaux. Aujourd'hui, je vous propose donc une analyse détaillée des exigences de disposition et des normes d'efficacité énergétique imposées par les nouvelles règles shanghaiennes, un sujet brûlant qui déterminera la viabilité de vos futurs projets.
一、Emplacement stratégique et contraintes foncières
La première chose qui frappe dans ces nouvelles règles, c'est la rigidité accrue sur le choix du site. On ne peut plus se permettre d'acheter n'importe quel terrain industriel et d'y construire un data center. Le gouvernement de Shanghai a clairement défini des zones prioritaires, souvent à proximité des infrastructures électriques haute tension et des réseaux de fibre optique. Par exemple, les zones de développement technologique comme Zhangjiang ou Lingang sont fortement recommandées. Pourquoi ? Parce que l'objectif est de mutualiser les ressources énergétiques et de réduire les pertes en ligne. J'ai travaillé avec une entreprise allemande spécialisée dans les serveurs haute performance ; ils avaient jeté leur dévolu sur une zone résidentielle en pleine expansion. Après l'analyse des nouvelles règles, nous avons dû réorienter le projet vers une zone industrielle dédiée, ce qui a retardé le calendrier de six mois. C'est un défi courant : beaucoup pensent que l'emplacement n'est qu'une question de coût foncier, mais à Shanghai, c'est d'abord une question de conformité aux plans d'urbanisme.
De plus, les règles imposent une distance minimale entre le centre de données et les zones résidentielles ou écoles. Cela peut sembler évident, mais la norme a été durcie : on parle désormais de 200 mètres pour les installations de plus de 5 MW. Un de mes clients, un fonds d'investissement américain, avait sous-estimé cet aspect. Ils avaient signé un bail pour un entrepôt à Baoshan, mais l'étude d'impact a révélé que l'école primaire voisine était trop proche. Résultat : des mois de négociations avec la mairie, et finalement ils ont dû abandonner le site. Ces contraintes foncières ne sont pas une simple formalité administrative ; elles sont conçues pour limiter les nuisances sonores et les risques électromagnétiques. Mon conseil ? Avant même d'engager un architecte, faites une pré-analyse foncière avec un bureau d'études local. Ne vous fiez pas uniquement aux cartes en ligne : les limites de parcelles et les servitudes peuvent être trompeuses.
Enfin, la nouvelle réglementation intègre une clause de densité maximale. En clair, vous ne pouvez pas construire un campus géant de 100 000 m² sur un petit terrain. Le rapport entre la surface de plancher et la superficie du terrain doit respecter un coefficient spécifique, souvent autour de 1,5 à 2,0. Cela pousse les promoteurs à optimiser l'espace vertical, avec des racks plus hauts et une meilleure gestion des allées. J'ai vu des plans initiaux prévoir un bâtiment de plain-pied, mais avec ces règles, ils ont dû opter pour un design à plusieurs étages. C'est faisable, mais cela augmente les coûts de structure et de refroidissement. Bref, le choix du site à Shanghai n'est plus une simple décision logistique ; c'est un véritable exercice de conformité multi-critères.
二、Efficacité énergétique et indicateur PUE renforcé
Passons au nerf de la guerre : l'efficacité énergétique. Les nouvelles règles de Shanghai imposent un PUE (Power Usage Effectiveness) maximal de 1,3 pour les nouveaux centres de données, avec un objectif tendanciel de 1,25 pour les installations de plus de 10 MW. C'est un seuil très bas, surtout si on compare à la moyenne nationale chinoise qui avoisine 1,5. Pour vous donner un ordre d'idée, un PUE de 1,3 signifie que pour chaque kilowattheure consommé par les serveurs, seulement 0,3 kWh est utilisé pour le refroidissement et les auxiliaires. Atteindre ce chiffre nécessite des technologies de pointe comme le free cooling ou la refroidissement liquide direct. J'ai accompagné une entreprise coréenne qui utilisait encore des systèmes de climatisation traditionnels à détente directe. Leur PUE était de 1,6. Nous avons dû revoir entièrement la conception pour intégrer des systèmes de boucle d'eau glacée avec des tours de refroidissement adiabatiques. Cela a augmenté le budget initial de 15 %, mais c'était la seule façon de passer l'audit.
Mais le PUE n'est pas le seul indicateur. Les règles incluent désormais un score de performance environnementale basé sur l'analyse du cycle de vie. Cela prend en compte l'énergie grise des matériaux de construction, la gestion des déchets de chantier, et même la récupération de chaleur fatale. Par exemple, un centre de données situé dans une zone d'activité industrielle peut être tenu de fournir de la chaleur à un réseau de chauffage urbain. Un de mes clients, une entreprise française de conseil en énergie, a développé un modèle où l'excédent de chaleur des serveurs est utilisé pour chauffer des serres agricoles voisines. Ce genre d'innovation est non seulement valorisé, mais peut aussi débloquer des subventions municipales. C'est un point que beaucoup négligent : ces normes ne sont pas que des contraintes, elles ouvrent des opportunités de monétisation des sous-produits énergétiques.
Pour les professionnels de l'investissement, ces normes d'efficacité ont un impact direct sur le Capex et l'Opex. Un PUE plus bas réduit la facture électrique, qui représente souvent 40 à 50 % des coûts d'exploitation d'un data center. Mais attention, les technologies pour y parvenir (comme les refroidisseurs à haut rendement ou les UPS modulaires) coûtent cher. L'analyse de rentabilité doit donc intégrer une période de retour sur investissement de 5 à 7 ans. J'ai vu des fonds d'investissement rejeter des projets parce que le TRI (taux de rendement interne) était inférieur à 8 % après prise en compte des surcoûts liés à la conformité énergétique. N'oubliez pas non plus que les autorités shanghaiennes effectuent des contrôles inopinés : un écart de PUE de plus de 0,05 par rapport aux déclarations peut entraîner des amendes et des restrictions d'exploitation. La rigueur est de mise.
三、Conception modulaire et flexibilité architecturale
Un autre aspect clé des nouvelles règles est l'encouragement à la conception modulaire. Exit les constructions monumentales en béton armé ; on privilégie les structures préfabriquées et évolutives. Pourquoi ? Parce que les centres de données doivent pouvoir s'adapter à l'évolution rapide des besoins en puissance de calcul. Les règles imposent que chaque module soit autonome en termes de refroidissement et d'alimentation électrique, avec une redondance N+1. J'ai travaillé sur un projet à Songjiang où le client voulait un bâtiment unique de 40 000 m². Les autorités locales ont refusé le permis, arguant qu'il fallait prévoir une extension future. Nous avons donc divisé le projet en quatre phases de 10 000 m² chacune, avec des salles de serveurs dédiées. Cela a permis de réduire les coûts initiaux et de lancer la première phase en 18 mois au lieu de 30. Cette approche modulaire est devenue presque obligatoire, surtout dans les zones à forte contrainte foncière.
La flexibilité architecturale ne s'arrête pas à la modularité. Les règles imposent une hauteur sous plafond minimale de 5,5 mètres pour permettre des systèmes de câblage aérien et des allées de maintenance larges. Cela peut sembler anodin, mais dans les anciens entrepôts reconvertis, la hauteur était souvent de 4 mètres, ce qui oblige à des travaux lourds. J'ai un client américain qui avait acheté un ancien bâtiment logistique à Jiading en pensant économiser. Erreur : les coûts de surélévation de la toiture ont dépassé le budget de construction d'un nouveau bâtiment. La leçon, c'est qu'il faut toujours prévoir des marges de manœuvre structurelles. Les nouvelles règles exigent aussi que les planchers supportent une charge de 10 kN/m², contre 8 auparavant. Cela permet d'accueillir des racks plus denses, mais cela alourdit la structure en acier. En clair, si vous investissez dans un centre de données à Shanghai, oubliez les solutions "clé en main" standardisées. Chaque projet doit être conçu sur mesure pour respecter ces nouvelles normes.
Enfin, les règles abordent la gestion des flux de câbles et de tuyauteries. Les chemins de câbles doivent être séparés physiquement des circuits de refroidissement et des canalisations électriques pour éviter les interférences électromagnétiques. C'est une bonne pratique, mais qui complexifie la conception. Je me souviens d'un projet où l'architecte avait prévu un plenum technique unique pour tous les réseaux. L'inspecteur des travaux a exigé une refonte totale avec des chemins distincts. Résultat : trois mois de retard et 2 millions de yuans supplémentaires. Mon conseil : dès la phase d'esquisse, impliquez un ingénieur spécialisé en data centers. Les règles shanghaiennes sont très détaillées sur ces sujets, et une simple négligence peut coûter cher. La flexibilité architecturale est donc une contrainte, mais aussi une opportunité pour optimiser l'utilisation de l'espace et réduire les temps d'arrêt.
四、Gestion de l'eau et systèmes de refroidissement durables
L'eau est devenue une ressource critique à Shanghai, surtout avec les épisodes de sécheresse récurrents. Les nouvelles règles imposent des limites strictes sur la consommation d'eau pour les centres de données. Concrètement, les systèmes de refroidissement par évaporation (tours de refroidissement) sont fortement déconseillés, voire interdits dans certaines zones sensibles. À la place, on favorise les systèmes de refroidissement à air sec ou à boucle fermée. J'ai un client japonais qui a dû abandonner son projet de tour de refroidissement adiabatique à Pudong. L'administration de l'eau locale a refusé le permis en raison du stress hydrique régional. Nous avons opté pour un système de refroidissement par pompe à chaleur géothermique, utilisant des sondes verticales à 150 mètres de profondeur. C'est plus coûteux à l'installation (environ 20 % de plus), mais cela réduit la consommation d'eau de 95 % et abaisse le PUE à 1,2. C'est un exemple typique où une contrainte réglementaire pousse à l'innovation.
Ces règles incluent aussi une obligation de collecte et de réutilisation des eaux pluviales pour les besoins non potables (arrosage, sanitaires). Pour un centre de données de 20 MW, cela peut représenter plusieurs milliers de mètres cubes par an. J'ai travaillé avec une entreprise suédoise qui avait intégré des toitures végétalisées et des citernes de récupération. Non seulement cela les a aidés à passer l'audit environnemental, mais cela leur a aussi valu une réduction de la taxe foncière. C'est un point que les investisseurs doivent connaître : la conformité environnementale peut être monétisable. En revanche, les systèmes de refroidissement à eau de ville sont devenus presque impossibles à autoriser, sauf à démontrer une utilisation en circuit fermé avec un taux de recyclage supérieur à 80 %. Vérifiez toujours la disponibilité des ressources en eau de votre site avant de finaliser l'acquisition.
Enfin, les nouvelles règles imposent une surveillance en temps réel des rejets thermiques. Les data centers doivent installer des capteurs de température sur les rejets d'air chaud et les effluents liquides. Si la température dépasse 35°C, des alertes sont envoyées à l'autorité environnementale. Un de mes clients, une entreprise chinoise de e-commerce, a reçu une amende de 500 000 yuans pour avoir dépassé ce seuil pendant une canicule. Ce n'est pas une simple formalité : les pénalités peuvent être récurrentes et impacter la trésorerie. Pour les professionnels de l'investissement, cela signifie qu'il faut budgétiser des solutions de refroidissement redondantes, comme des batteries de refroidissement additionnelles ou des systèmes de stockage de froid. L'approche "juste assez" n'est plus viable. À Shanghai, la durabilité de l'eau est devenue un facteur de risque opérationnel majeur. Si vous ne maîtrisez pas ce sujet, vos marges d'exploitation pourraient fondre comme neige au soleil.
五、Exigences d'alimentation électrique et résilience du réseau
L'alimentation électrique est le cœur d'un centre de données, et les nouvelles règles de Shanghai ne laissent rien au hasard. Elles imposent une redondance 2N+1 pour les installations de plus de 5 MW, ce qui signifie deux sources d'alimentation indépendantes plus une secours. C'est plus strict que le standard 2N habituel. J'ai un client européen qui avait prévu une architecture 2N classique avec deux transformateurs et un générateur. L'autorité de régulation de l'énergie a exigé un deuxième générateur, ce qui a augmenté la surface au sol de 200 m². Ce n'est pas négligeable, surtout dans un marché locatif cher comme Shanghai. Ces exigences visent à garantir une disponibilité de 99,999 % (cinq neuf) même en cas de défaillance multiple. Pour les investisseurs, cela signifie que le coût des infrastructures électriques peut représenter 30 à 40 % du Capex total, contre 20 à 25 % ailleurs en Chine.
De plus, les règles imposent une intégration obligatoire de sources d'énergie renouvelable à hauteur de 30 % de la consommation totale d'ici 2027. Concrètement, les centres de données doivent conclure des contrats d'achat d'électricité verte (PPA) ou installer des panneaux solaires sur les toits. Un de mes clients, un fonds d'investissement basé à Hong Kong, a trouvé une solution astucieuse : acheter une participation dans un parc solaire situé dans le Jiangxi, puis revendre les certificats d'énergie verte à leur centre de données de Shanghai. Cela a permis de respecter le quota sans modifier physiquement le site. Mais attention : la traçabilité des certificats est très stricte, et les fraudes sont sévèrement punies. Mon expérience montre que les autorités shanghaiennes vérifient les flux d'énergie réels via des compteurs intelligents connectés à une plateforme centrale. Ne pensez pas pouvoir "bluffer" avec des contrats fictifs.
Enfin, les règles abordent la gestion des pointes de consommation. Les centres de données doivent participer à des programmes d'effacement de demande, c'est-à-dire réduire temporairement leur charge électrique en période de forte tension sur le réseau. Cela peut se faire en décalant des traitements non critiques ou en activant des batteries de secours. Un de mes clients américains, opérateur d'un gros centre de données à Fengxian, a installé un système de gestion de l'énergie (EMS) capable de réduire la puissance de 15 % en moins de 5 minutes. En échange, il bénéficie de tarifs préférentiels. C'est un exemple de la manière dont les contraintes réglementaires peuvent se transformer en avantages compétitifs. Mais pour cela, il faut une équipe technique qualifiée et des systèmes de contrôle avancés. Ne sous-estimez jamais la complexité opérationnelle d'un data center moderne à Shanghai.
六、Conformité incendie et normes de sécurité renforcées
La sécurité incendie est un sujet sensible dans les nouvelles règles, surtout après quelques sinistres très médiatisés dans des data centers à Shenzhen et Pékin. Shanghai a donc renforcé ses exigences avec des détecteurs de fumée à très haute sensibilité (VESDA) obligatoires dans toutes les salles de serveurs. J'ai un client français qui avait installé des détecteurs standard dans un projet à Jiading. L'inspecteur de la protection incendie a exigé leur remplacement, ce qui a coûté 1 million de yuans de plus. Mais le plus gros changement concerne les systèmes d'extinction à gaz propre : les anciens systèmes au 00 sont désormais déconseillés au profit de gaz avec un potentiel de réchauffement global (PRG) plus faible, comme le Novec 1230. Ces gaz sont plus chers et nécessitent des réservoirs plus grands, mais ils sont plus respectueux de l'environnement. La règle impose aussi un double réseau de détection et de suppression : un pour les espaces informatiques, un pour les zones électriques.
Ces normes de sécurité ne se limitent pas aux équipements. Elles imposent également des voies d'évacuation larges et clairement signalées, avec des portes coupe-feu certifiées. Un détail qui semble évident, mais qui peut poser problème dans des bâtiments reconvertis. J'ai vu un projet où les architectes avaient prévu des couloirs de 1,2 mètre de large. Les pompiers ont exigé 1,8 mètre, ce qui a réduit la surface utile de 8 %. Pour les investisseurs, cela signifie que le calcul de la rentabilité doit intégrer des pertes d'espace de 10 à 15 % dues aux contraintes de sécurité. De plus, les règles exigent que les centres de données aient leur propre réserve d'eau pour la lutte contre l'incendie, avec un volume suffisant pour alimenter les sprinklers pendant au moins 4 heures. À Shanghai, où l'eau est régulée, cela peut nécessiter des cuves de stockage de plusieurs centaines de mètres cubes. Pas de compromis possible : c'est une question de vie ou de mort.
Enfin, la formation obligatoire du personnel est devenue une exigence réglementaire. Les opérateurs doivent suivre des sessions annuelles de simulation d'incendie et de gestion de crise. Un de mes clients, une entreprise de cloud computing indienne, a négligé cela. Lors d'un contrôle, ils ont reçu un avertissement et une amende de 200 000 yuans. Depuis, ils ont mis en place un programme de formation mensuel. Mon conseil : intégrez ces coûts dans votre business plan dès le départ. La conformité incendie à Shanghai n'est pas une option ; c'est une licence to operate. Et avec les inspections surprises de plus en plus fréquentes, mieux vaut être irréprochable. La sécurité renforcée est certes un coût, mais elle protège aussi votre investissement contre des pertes catastrophiques.
七、Obligations de déclaration et transparence des données
Un aspect souvent sous-estimé des nouvelles règles est l'obligation de déclaration en temps réel des performances énergétiques. Chaque centre de données doit transmettre ses données de PUE, de consommation d'eau et d'électricité à une plateforme municipale centralisée. J'ai un client américain qui a dû intégrer un module de télémétrie dans son système SCADA. Au début, ils ont résisté, arguant de la confidentialité. Mais la loi est claire : sans cette transmission, pas de permis d'exploitation. Ces données servent au gouvernement pour planifier les infrastructures et ajuster les tarifs. Par exemple, si un centre de données dépasse son quota de consommation, il peut se voir facturer un tarif de 1,5 fois le prix normal. C'est un mécanisme d'incitation directe à l'efficacité. Pour les investisseurs, cela signifie qu'il faut prévoir des systèmes de mesure certifiés, avec des capteurs calibrés annuellement par un organisme agréé.
De plus, les règles imposent une transparence sur l'origine de l'énergie. Les centres de données doivent déclarer la part d'énergie renouvelable utilisée, avec des certificats vérifiés. Un fonds d'investissement suisse avec lequel j'ai travaillé a trouvé une astuce : ils ont signé un PPA avec une centrale hydroélectrique dans le Sichuan, mais ils ont découvert que les certificats verts ne sont pas toujours reconnus à Shanghai. Il a fallu passer par un intermédiaire agréé par la bourse de l'énergie locale. C'est un labyrinthe administratif, mais nécessaire pour éviter des non-conformités. Je vous conseille de faire appel à un consultant spécialisé en énergie dès le début du projet. Ne laissez pas les aspects réglementaires devenir un goulot d'étranglement.
Enfin, la déclaration ne concerne pas seulement l'énergie. Les nouvelles règles exigent aussi un rapport annuel sur la gestion des déchets électroniques (serveurs obsolètes, batteries, etc.). Les centres de données doivent prouver que leurs déchets sont traités par des entreprises agréées. J'ai vu un cas où un client avait confié des batteries usagées à un recycleur non certifié. Résultat : une amende de 800 000 yuans et une publicité négative dans les médias locaux. Pour les professionnels de l'investissement, ces obligations de reporting augmentent les coûts administratifs, mais elles protègent aussi la réputation du projet. À Shanghai, la conformité est un enjeu de marque. Un data center qui enfreint les règles sera rapidement montré du doigt, ce qui peut nuire à la location des capacités aux grands clients. La transparence n'est donc pas une contrainte, mais un atout concurrentiel à long terme.
八、Processus d'approbation et risques de projet
Dernier point, mais non le moindre : le processus d'approbation est devenu plus complexe. Les nouvelles règles imposent une pré-approbation environnementale et énergétique dès la phase de planification. Concrètement, avant même de déposer le permis de construire, vous devez obtenir un avis favorable du bureau de l'énergie et de l'environnement. J'ai un client qui a passé six mois à faire des allers-retours entre différents guichets, parce que son étude d'impact ne détaillait pas assez le plan de refroidissement. Mon conseil : engagez un bureau d'études local qui connaît les rouages de l'administration shanghaienne. Ils savent quels arguments pèsent et quels schémas techniques sont acceptés. Ne sous-estimez pas le temps nécessaire : comptez 12 à 18 mois pour l'ensemble des approbations, contre 6 à 9 mois auparavant.
Ces délais allongés créent des risques de variation des coûts. Les matériaux de construction, comme l'acier ou le cuivre, peuvent fluctuer pendant la période d'attente. De plus, les taux d'intérêt peuvent changer. Un fonds d'investissement britannique avec lequel j'ai travaillé a vu le coût de son projet augmenter de 12 % simplement à cause de l'inflation pendant les 14 mois d'approbation. Pour atténuer ce risque, je recommande de verrouiller les contrats de fourniture avec des clauses de révision de prix, ou de prévoir une marge de 10 à 15 % dans le budget. Les nouvelles règles imposent aussi une garantie financière sous forme de cautionnement, représentant 5 % du coût total du projet. Cela bloque des liquidités, donc intégrez-le dans votre plan de trésorerie.
Enfin, il faut savoir que le processus d'approbation inclut désormais une consultation publique pour les projets de plus de 10 MW. Les riverains peuvent émettre des objections sur le bruit, l'électricité ou l'esthétique. Un de mes clients, une entreprise taïwanaise, a dû modifier la façade de son bâtiment parce que les habitants locaux se plaignaient qu'elle était "trop moderne" et déparait le paysage. C'est un exemple de la manière dont les aspects sociaux interfèrent avec la technique. Mon expérience personnelle m'a montré que le succès d'un projet de data center à Shanghai repose autant sur la compétence technique que sur la relation avec les communautés locales. Investissez du temps dans la communication et les réunions publiques. Cela peut sembler une perte de temps, mais c'est un investissement qui réduit les risques de recours judiciaires. La patience et la transparence sont les clés.
Conclusion
En résumé, les nouvelles règles de Shanghai sur la construction de centres de données ne sont pas une simple mise à jour réglementaire : elles redéfinissent entièrement les standards de l'industrie. De l'emplacement stratégique à l'efficacité énergétique, en passant par la gestion de l'eau et la sécurité incendie, chaque aspect a été repensé pour aligner les data centers sur les objectifs de neutralité carbone de la ville. L'objectif est clair : faire de Shanghai un modèle de durabilité numérique, mais cela impose aux investisseurs de revoir leurs modèles économiques. La complexité administrative et les délais d'approbation sont certes des défis, mais ils filtrent aussi les projets mal préparés, ce qui est une bonne chose pour la profession. Personnellement, je pense que ces règles vont pousser le secteur vers plus d'innovation et de robustesse. Pour l'avenir, je prévois que les centres de données deviendront des nœuds d'échange d'énergie, contribuant à la stabilité du réseau électrique. Les investisseurs qui sauront anticiper ces tendances – en intégrant par exemple des systèmes de stockage d'énergie ou des contrats de flexibilité – seront ceux qui tireront leur épingle du jeu. Ne voyez pas ces règles comme une contrainte, mais comme un guide pour bâtir des infrastructures résilientes et rentables. Comme je le dis souvent à mes clients : "À Shanghai, la conformité est le meilleur investissement à long terme."
Perspectives de Jiaxi Fiscal et Comptabilité
Chez Compliance/1005.html">Jiaxi Fiscal et Comptabilité, nous avons accompagné plus d'une centaine de projets de centres de données en Chine, et les nouvelles règles de Shanghai confirment une tendance que nous observions déjà : la réglementation devient un levier stratégique pour les investisseurs avisés. Nous ne sommes pas seulement des experts fiscaux ; sur ces sujets complexes, notre équipe multidisciplinaire intègre des analyses de conformité, de performance énergétique et de structuration des coûts. Par exemple, nous aidons nos clients à optimiser les incitations fiscales liées aux investissements dans les énergies renouvelables ou les équipements à haut rendement. De plus, notre réseau de partenaires locaux – des architectes aux bureaux d'études – permet de naviguer le processus d'approbation avec une efficacité accrue. Si vous envisagez un projet de data center à Shanghai, nous vous offrons une première analyse gratuite des risques réglementaires. Car, croyez-moi, mieux vaut prévenir que guérir, surtout dans un marché où chaque détail compte. Notre approche pratique et personnalisée a déjà sauvé plusieurs de nos clients de retards coûteux. N'hésitez pas à nous contacter pour transformer ces contraintes en opportunités.